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De la Kabylie au foodtruck : mon parcours
Né en France, racines algériennes (Ouled Djellal côté mère, Kabylie côté père). À 24 ans je pars pour Londres, l'Australie, l'Asie. Retour en France pour un foodtruck. Puis re-départ UK pour la street food.
Je suis né en France, mais mes racines viennent d'ailleurs. Ma mère est originaire d'Ouled Djellal, près de Biskra. Mon père d'un village kabyle, dans les montagnes. Deux Algéries différentes, deux cuisines différentes — et c'est dans ce mélange que j'ai grandi, à table, le dimanche, chez mes grands-parents.
La cuisine, c'est venu naturellement. Pas besoin de prétendre, c'était partout : dans la maison, dans les odeurs, dans les gestes. À 24 ans, j'ai pris une décision simple : partir.
L'Angleterre, le vrai début
Direction Londres. J'y travaille en cuisine, dans des restaurants où on apprend en faisant — pas dans une école, dans la sueur du service. Le rythme britannique, le multiculturalisme de la ville, les chefs venus de partout : c'est là que je commence à comprendre ce que veut dire vraiment cuisiner pour les autres.
L'Australie, un an pour respirer
Après quelques années à Londres, je pars un an en Australie. Travail, cuisine, voyage. Je découvre des produits que je ne connaissais pas, des techniques nouvelles, une scène culinaire qui n'a peur de rien. Là-bas, j'apprends à mélanger les influences sans complexe.
L'Asie, les détours qui changent tout
Depuis l'Australie, je voyage en Asie. Marchés de rue, plats que je n'avais jamais vus, sauces qui te fouettent et te donnent l'impression de manger pour la première fois. Ces voyages m'ont marqué profondément — pas seulement pour la cuisine, mais pour ce que j'ai vu autour : la débrouille, la générosité, et souvent la misère, juste à côté.
Retour en France, le foodtruck à la main
Je rentre en France avec une idée fixe : monter mon propre projet. J'achète un truck, je le retape moi-même, et je commence à servir ma propre cuisine. Mélange de tout ce que j'ai vu — Maghreb, Asie, Europe — avec ce que je suis. C'était brut, parfois bordélique, mais c'était à moi.
Le retour en Angleterre, la street food
Puis je retourne à Londres. Cette fois je me lance dans la street food UK, qui est l'une des plus dynamiques au monde. Festivals, marchés, événements. Je continue à cuisiner, à voyager, à rencontrer des gens de partout.
Avec le temps, il y a aussi eu d'autres voyages — au Maghreb, en Amérique du Sud — qui ont continué à nourrir ma façon de cuisiner. Chaque destination, chaque cuisine, chaque famille rencontrée a laissé sa trace dans ce que je fais aujourd'hui.
Ce que les voyages m'ont vraiment appris
En cuisine, on a tendance à jeter beaucoup. Trop. Depuis longtemps, à la fin du service, je préfère donner les plats qui restent à quelqu'un dans la rue plutôt que les balancer à la poubelle. C'est un réflexe, pas une posture.
Mais c'est en voyageant que j'ai vraiment réalisé ce que veut dire la misère, partout dans le monde. Ce contraste m'a rendu l'envie encore plus forte de partager la nourriture avec ceux qui en ont besoin. Pas à grande échelle, pas avec une asso : juste à mon niveau, là où je peux, quand je peux.
C'est de là que vient toute la démarche Djamel Foodie. La cuisine d'abord, le partage ensuite. Et les vêtements, c'est juste une autre façon de raconter cette histoire.
Si t'as envie de suivre tout ça au jour le jour, c'est sur @djamel.foodie.